«Face au scientisme et au laïcisme triomphants, au caractère politique et militant d’une certaine maçonnerie, des frères sonnent le tocsin : leur ordre serait-il en train de perdre son âme ?
Après la révision des rituels du Grand Orient dans une perspective rationaliste et positiviste, Oswald Wirth (1860-1943) décide de quitter sa loge pour rejoindre un atelier de la Grande Loge.
Estimant que la plus importante obédience française est coupable de déviations qui font que ses loges n’ont plus rien de maçonnique.
Écrivain français fécond, Wirth veut rétablir le symbole et le rituel dans les tenues de loge.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oswald_Wirth
Aussi, dans l’œuvre d’un autre maçon, René Guénon (1886-1951), apparaît comme une réaction d’envergure contre la dépréciation de la valeur initiatique et ésotérique de la franc-maçonnerie.»
Ouvrages : (entre autres)
- Le Symbolisme Astrologique - planètes, signes du zodiaque, maisons de l'horoscope, aspects, étoiles fixes
- Le Symbolisme Hermétique dans ses rapports avec l'Alchimie et la Franc-maçonnerie
- Le Tarot des imagiers du Moyen Âge
- La Franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes
- Les Mystères de l'Art Royal
Oswald Wirth, né le 5 août 1860 à Brienz, Suisse et mort le 9 mars 1943 à Mouterre-sur-Blourde, France, est un franc-maçon et occultiste qui, à partir de l'année 1887, devient le secrétaire de Stanislas de Guaita. Il collabore avec lui pour concevoir et dessiner un Tarot, qui sera réédité de nombreuses fois depuis sous le nom de Tarot de Wirth. Ce tarot est minutieusement expliqué et largement commenté dans son ouvrage magistral intitulé Le tarot des imagiers du Moyen Âge, qui est rapidement devenu une référence incontournable et un classique durable dans le domaine.
Contrairement à celui qu'il considérait comme son maître, il se passionne davantage pour la franc-maçonnerie, dont il est membre actif, plutôt que pour la Rose-Croix. Ses ouvrages tels que Les Mystères de l'Art Royal et La Franc-maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes en témoignent clairement.
Ilsera initié à la franc-maçonnerie le 28 janvier 1884 au sein de la loge La Bienfaisance Châlonnaise affiliée au GODF. De retour à Paris, il devient secrétaire de Stanislas de Guaita et s’affilie à la loge Les Amis Triomphants. Insatisfait de cette affiliation, il rejoint en 1889 la loge Le Travail et les Vrais Amis Fidèles, affiliée à la Grande Loge symbolique écossaise. Il y occupe à plusieurs reprises le rôle de vénérable maître. Vers la fin de 1898, cette loge rejoint la Grande Loge de France[3].
Il est également martiniste[4], un courant ésotérique influent auquel il apporte sa contribution, et il est aussi membre actif de la Société des Philalèthes (Philalèthes Society), une organisation dédiée à la recherche et à l'étude approfondie des traditions initiatiques. De plus, il est reconnu comme l'un des fondateurs de la revue renommée Le Symbolisme, une publication essentielle dans le domaine de l'ésotérisme et de la symbolique.
Wirth faisait partie d’un cercle d’occultistes se revendiquant du courant « scientifique ». Ce groupe comprenait notamment Ernest Britt (le second époux de Mme Dina), Pierre Vincenti di Piobetta, plus connu sous le pseudonyme de Pierre Piobb (auteur de Le Secret de Nostradamus ainsi que d’un Formulaire de Haute Magie), Francis Warrain, et le Dr Rouhier, directeur commercial des Éditions Véga. Ce groupe se distinguait également par ses divergences avec les idées de René Guénon.
Dans le domaine de l'ésotérisme, son œuvre majeure est sans conteste le Tarot des Imagiers du Moyen-Âge. Fruit de quarante années de recherches approfondies sur le symbolisme des 22 arcanes majeurs, ce jeu de tarot reste une référence incontournable. En 1887, Stanislas de Guaita fait appel à lui pour concevoir un tarot destiné à l'Ordre kabbalistique de la Rose-Croix, qu'il fonde aux côtés de Augustin Chaboseau, Papus (Gérard Encausse) — futurs créateurs de l'Ordre martiniste —, Joséphin Péladan, l'astrologue François-Charles Barlet, et d'autres figures influentes de l'époque.
Après un premier opus qui ne répond pas entièrement aux attentes des membres de l'Ordre, Wirth reprend son travail et publie un nouveau tarot en 1889. Devenu secrétaire de l'Ordre et de Guaita, il reste aux côtés de ce dernier, son ami proche, jusqu'à sa mort en 1897.
Poursuivant ses recherches sur le symbolisme dans des domaines tels que l'astrologie, la kabbale, l'hermétisme et la franc-maçonnerie, Wirth publie en 1926 un second tarot. Dans cette œuvre, il s'efforce de mettre en lumière les liens et correspondances entre ces différentes disciplines.
En 1927, il marque une étape importante avec la publication de Le tarot des imagiers du Moyen Âge. Puis, en 1931, il propose un opuscule d'une cinquantaine de pages intitulé Introduction à l'étude du tarot. Cet ouvrage, conçu comme une première approche synthétique, présente également le tirage en croix, une méthode dont Wirth est vraisemblablement l'inventeur.